- Obtenir le lien
- X
- Autres applications
Featured post
- Obtenir le lien
- X
- Autres applications
![]() |
Crédit image : Université de Patras |
Des archéologues fouillant le site antique d’Amphipolis, en Grèce du Nord, ont mis au jour un centre cultuel datant du IVe siècle av. J.-C.
Amphipolis, ancienne polis grecque devenue plus tard une cité romaine, était initialement une colonie athénienne fondée en 465 av. J.-C. Cependant, ses premiers habitants furent massacrés par les Thraces voisins. La colonie fut rétablie en 437 av. J.-C., devenant un bastion majeur de l’influence athénienne en Thrace.
Les fouilles, dirigées par le professeur Dimitris Damaskos, se sont concentrées sur une basilique byzantine. Elles ont permis de découvrir des vestiges d’une structure rectangulaire en briques crues, datant du IVe siècle av. J.-C.
Des indices d’un culte féminin
Selon un communiqué de l’Université de Patras, les archéologues ont mis au jour une concentration d’artefacts dans la zone étudiée. Parmi eux : des fragments de figurines féminines en terre cuite, des moules à figurines, des traces de coquillages, de petits animaux, des poissons ainsi que des couches de charbon et de matériaux brûlés.
« L’ensemble des découvertes indique un édifice cultuel reconstruit au IVe siècle av. J.-C., probablement dédié à une divinité féminine », explique le professeur Damaskos.
Dans un premier temps, les chercheurs avaient envisagé un lien avec le culte de Cybèle au sein d’un Metroön (temple dédié à la déesse-mère). Toutefois, de nouvelles découvertes suggèrent désormais que ce centre cultuel était consacré à Artémis Tauropolos, la déesse-chasseresse associée aux taureaux dans la religion grecque antique.
Cette hypothèse repose notamment sur la découverte de nombreuses figurines féminines, d’un torse sculpté d’Artémis et d’autres objets rituels liés aux rites de passage. De plus, des trouvailles antérieures, telles qu’un buste de cheval et une coquille d’huître, rappellent des attributs d’Artémis Tauropolos.
Bien qu’aucune inscription ne confirme avec certitude l’identité du sanctuaire, des mentions de Tauropolos ont été retrouvées dans des contextes byzantins. La découverte d’une petite tête en terre cuite d’Asclépios apporte par ailleurs des indices supplémentaires sur les pratiques cultuelles du site.
Commentaires
Enregistrer un commentaire