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les Huns
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Une équipe internationale de chercheurs, composée d’archéologues, de paléontologues et d’historiens issus d’institutions espagnoles, allemandes et polonaises, a mis en évidence des traces de cannibalisme chez les Magdaléniens, un peuple ayant vécu il y a environ 18 000 ans. Ces découvertes proviennent d’une grotte située dans l’actuelle Pologne. Dans une étude publiée dans la revue Scientific Reports, les scientifiques détaillent l’analyse d’ossements exhumés il y a plusieurs décennies et apportent des preuves solides suggérant que ces humains préhistoriques consommaient de la chair humaine.
Des recherches antérieures ont déjà montré que diverses cultures, à travers l’histoire, ont pratiqué le cannibalisme. Si cette pratique était parfois associée à des rituels, elle pouvait aussi être motivée par des conditions extrêmes, notamment en période de famine.
Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont réexaminé des ossements et fragments osseux provenant de la grotte de Maszycka, située dans le sud de la Pologne. Ces restes avaient été découverts lors de fouilles menées au XIXe siècle et jusqu’aux années 1960. Jusqu’à présent, leur origine humaine n’avait pas été clairement établie en raison de leur état fragmentaire.
L’analyse approfondie de certains de ces fragments a révélé des marques caractéristiques de découpe similaires à celles observées sur les ossements d’animaux consommés. Les chercheurs ont également constaté que plusieurs os avaient été fracturés, probablement dans le but d’en extraire la moelle, un comportement typique du cannibalisme. De plus, ces restes humains étaient mêlés à des ossements d’animaux présentant les mêmes marques, suggérant qu’ils ont été traités de la même manière.
Un autre indice clé repose sur la datation des os : tous remontent à la même période, ce qui indique qu’ils ont été enfouis simultanément, probablement à la suite d’un unique événement. Cette époque correspond à la fin de la dernière glaciation, une période marquée par l’expansion des territoires libérés par la fonte des glaces, ce qui aurait pu engendrer des conflits violents pour l’accès aux ressources, expliquant ainsi la consommation de chair humaine.
Bien que les indices pointent fortement vers du cannibalisme, les chercheurs reconnaissent une marge d’incertitude. Certaines cultures anciennes avaient pour coutume de nettoyer les ossements de leurs défunts dans le cadre de rites funéraires. Il est donc possible que les Magdaléniens de Maszycka aient suivi une pratique similaire.
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